« Le français, là-dessus, est indicatif. Est indicatif de ceci, quand on dit «réellement», « héroïquement », l'adjonction de ce -ment est déjà en soi suffisamment indicative, indicative de ceci, c'est que, c'est qu'on ment. Il y a du mensonge, indiqué dans tout adverbe. Et, ce n'est pas là accident. Quand nous interprétons, nous devons y faire attention. Quelqu'un qui n'est pas très loin de moi, faisait la remarque à propos de la langue, en tant qu'elle désigne l'instrument de la parole, que c'était aussi la langue qui portait les papilles dites du goût. Eh bien, je lui rétorquerai que ce n'est pas pour rien que ce «qu'on dit ment ». Vous avez la bonté de rigoler. Mais c'est pas drôle. Car, en fin de compte, nous n'avons que ça comme arme contre le symptôme : l'équivoque ». J. Lacan, Le sinthome, le 18 novembre 1975
C’est comment ? C’est qu’on ment ! le Numéro 8
Le Canard de psychanalyse est en ligne et poursuit son arpentage d'un espace virtuel ouvert sur la toile. C'est à partir du champ de la psychanalyse qu'il peut être envisagé de rendre compte des effets de façonnage politique du monde tel que nous avons à en savoir dans nos pratiques, de même avons-nous à rendre compte des effets sur nos pratiques des écrits sur la psychanalyse, ainsi sommes-nous dans l'actuel des tensions qui se frayent un passage à grand bruit dans les medias.
Les artistes ne sont pas seuls à se coltiner à ciel ouvert les effets de la standardisation du quotidien, et des restrictivités apportées au lien social. Il peut être important de ne pas éviter ces potentialités discursives pour prendre part au collectif virtuel qu'autorise le site. Cet espace autorise les formats de textes courts, de plus longs qui peuvent paraître dans plusieurs numéros si nécessaire pour rendre compte des tracés qui opèrent à partir de supports les plus variés: lectures, films, théatre, journaux, expositions...