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Comment c'est qu'on ment.

 

« Le français, là-dessus, est indicatif. Est indicatif de ceci, quand on dit « réellement », « héroïquement », l'adjonction de ce -ment est déjà en soi suffisamment indicative, indicative de  ceci, c'est que, c'est qu'on ment. Il y a du mensonge, indiqué dans tout adverbe. Et, ce n'est pas  là accident. Quand nous interprétons, nous devons y faire attention. Quelqu'un qui n'est pas très loin de moi, faisait la remarque à propos de la langue, en tant qu'elle désigne  l'instrument de la parole, que c'était aussi la langue qui portait les papilles dites du goût. Eh bien, je lui rétorquerai que ce n'est pas pour rien que ce «qu'on dit ment ». Vous avez la bonté de rigoler. Mais c'est pas drôle. Car, en fin de compte, nous n'avons que ça comme arme contre le symptôme : l'équivoque ».  J. Lacan, Le sinthome, le 18 novembre 1975 

 
C’est comment ? C’est qu’on ment !
 
Numéro trois, enfin!

Nous chercherons  dans ce numéro à baliser des figures de l'Un et  une  injonction: "Prenez soin de vous", que le psychanalyste doit se garder de prendre à son compte, nous fera rencontrer la proposition artistique de Sophie Calle.

Les contributions de ce numéro devraient ouvrir des débats dont nous avons posés d'emblée le principe pour le Canard , débats depuis notre champ, avec les outils théoriques  que chacun d'entre nous élabore, qui le tiennent et qu'il tient,  vers des "espaces de plongement" diversement orientés. Depuis l'extime, au regard des lieux où se donne habituellement à entendre le discours de l'analyste, le Canard se voudrait être une plate-forme d'écriture, la mise à disposition d'une fonction de visibilité.

Nous attendons vos contributions.

 
 
 
 
 



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Revue électronique de l’association Dimensions de la psychanalyse

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