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Comment c'est qu'on ment.

 « Le français, là-dessus, est indicatif. Est indicatif de ceci, quand on dit «réellement», « héroïquement », l'adjonction de ce -ment est déjà en soi suffisamment indicative, indicative de  ceci, c'est que, c'est qu'on ment. Il y a du mensonge, indiqué dans tout adverbe. Et, ce n'est pas  là accident. Quand nous interprétons, nous devons y faire attention. Quelqu'un qui n'est pas très loin de moi, faisait la remarque à propos de la langue, en tant qu'elle désigne  l'instrument de la parole, que c'était aussi la langue qui portait les papilles dites du goût. Eh bien, je lui rétorquerai que ce n'est pas pour rien que ce «qu'on dit ment ». Vous avez la bonté de rigoler. Mais c'est pas drôle. Car, en fin de compte, nous n'avons que ça comme arme contre le symptôme : l'équivoque ».  J. Lacan, Le sinthome, le 18 novembre 1975

C’est comment ? C’est qu’on ment !
 
Numéro cinq

Le Canard  soutient que, depuis le champ de la psychanalyse, on peut équivoquer sur les courbures du monde en ses dimensions politiques, mais également lectures, cinéma, expositions, musiques, de même que depuis d'autres champs histoire, géographie, mathématiques, linguistique, architecture, peinture...L'actuel, en tant qu'il est ce qui se présente à nous, donc tout aussi bien l'ancien qui nous met au travail, est sans doute toujours à arpenter. Le Canard attend des textes, feuillets d'expériences, qui viendront inscrire ici les pages de vos lectures du monde. Lecteurs à vos plumes!

Nous attendons vos contributions.

 
 



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Revue électronique de l’association Dimensions de la psychanalyse

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