numéro 5 >> Brèves

Brèves

Sicolas Narcozy et la P.J.J.
 Frédéric Nathan-Murat
L'ex Protection Judiciaire de la Jeunesse advient avec les nouvelles lois Dati
Persécution Judiciaire de la Jeunesse. En effet on assiste actuellement à la suppression progressive de toutes les aides éducatives, interdisant dorénavant tout suivi à domicile ou en milieu ouvert, d'une jeunesse n'ayant plus pour avenir que la pénalisation. Pour ceux qui travaillent dans ces milieux, il est clair que l'attitude des autorités frise le cynisme absolu. Pour la plupart de ces jeunes la situation familiale est déplorable. A la précarité professionnel des parents, s'ajoute des conditions de logement relevant des camps de travail quand s'entasse cinq à six personnes dans quinze mètre carré, contraignant les enfants à être confrontés de près à la sexualité de leurs parents, comme à leurs différents modes de jouissance quand ils ne s'entendent plus crier. On touche ici en permanence aux faits réputés les plus traumatiques pour l'enfant qui ne sait plus dès lors ce que parler peut bien vouloir dire.
Mais nos élites dirigeantes n'en ont cure préférant pénaliser les enfants.
Et les voilà qui agitent l'intolérable des injures adressées aux professeurs, alors que les plus hautes autorités de l'état n'ont cessé de déprécier leur rôle comme leur autorité.
Sicolas Narcozy lui-même n'a-t-il pas osé dire qu'il leur préférait les curés pour enseigner ? Comme il le dit lui-même, « Casse-toi, pauvre con ! »
On atteint même à l'obscénité, lorsque cette politique se voit justifier de prétextes économiques, qui réclament, cela va de soi, réformes.
Pourtant les pépites sonnent trébuchantes pour équiper tous nos gens d'armes des avancées tétanisantes de la technologie, au point qu'on sait parfaitement qui violente qui. Quatre vingt seize pour cent des plaintes déposées pour outrage à la personne, le sont par des agents des forces de l'ordre. Ainsi quoi qu'il en soit le bonhomme se fera « taper ».
A titre indicatif sachons tout de même, en ces temps où les banques touchent pactoles, que le budget estimé nécessaire par l'O.N.U. pour éradiquer la faim et l'analphabétisme dans le monde ne s'élève qu'à cent vingt milliards d'euros.
D'où l'indécence même de tous ces discours supposés nous sauver. 
Quand la finance militaro-industrielle et sa puissance technologique s’acoquinent aux forces de l'ordre sous le couvert de la démagogie, c'est que le totalitarisme n'est plus très loin.
                                                             
Paris le 28.10 08  


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