Numéro 4 >> Heidegger ou le national essentialisme

Lecture de H.Meschonnic

 

René Lew

21 avril 2008,

Lecture de Henri Meschonnic, Heidegger ou le national-essentialisme, éd. Laurence Teper.

 

Nominalisme du hors-point de vue 

 

         Je me contenterai ici de commenter le premier chapitre du livre Heidegger et le national-essentialisme, un premier chapitre qu’Henri Meschonnic intitule, à la suite de Heidegger[1] : « Non, nous ne pensons pas encore ».

         H. Meschonnic propose en effet de « penser » le langage, le poème, l’éthique, le politique dans leur interaction. J’en suis d’accord, moi qui « pense » que la psychanalyse ne va pas sans le langage, ni sans le poème, ni sans la topologie[2], étant entendu que la psychanalyse est politique[3] et qu’elle l’est de façon éthique[4].

         D’emblée une telle position appelle plusieurs remarques : je préfère parler de la politique plutôt que du politique, encore que ce terme existe au masculin sous la plume de nombre de psychanalystes, ce qui leur donne, à eux du moins, pas à Henri Meschonnic, un côté bégueule laissant au fond transparaître qu’ils craignent la politique. Pour moi, par contre, l’économie politique et l’économie subjective inconsciente ont la même structure asphérique fondée sur le côté mœbien de l’équation fondamentale de la valeur chez Marx, qui implique que l’on ne puisse soutenir ni que la valeur d’échange égale strictement la valeur d’usage, ni qu’elle s’en différencie. De la même façon ni l’inconscient n’égale la conscience ni ne s’en différencie radicalement. On voit bien que dans ces deux propositions complexes, une fois, le français peut se passer du discordanciel, et, l’autre fois, non. Mais la première proposition est subordonnée à une principale négative et pas la seconde, ce qui indique bien les translations de discordance dans la langue. À ce même titre d’un ni — ni — Lacan soutient plus succinctement qu’il n’y a pas de métalangage (sous-entendu : distinct du langage[5]). Sur cette base d’une structure commune (« l’inconscient est structuré comme un langage »), ces divers abords du parlêtre (pour ne pas dire de « l’être », même parlant) se superposent : le langage et tout à la fois la politique et le poème et l’éthique (le propos est déjà aristotélicien à la base : la philia est politique, rhétorique, éthique). C’est surtout que le concept d’interaction rend compte de la superposition structurale de ces champs d’action. C’est parce que communément la Wechselwirkung de Kant[6] est traduite par « réciprocité », voire mieux par « interaction », que je préfère lui adjoindre le Formwechsel de Marx, le change de forme qui a donné son intitulé au groupe et à la revue Change. Je considère en effet que la Wechselwirkung est pousse au change (de forme), et dès lors interaction entre ces registres éthiques que sont la psychanalyse et la politique, le poème et le langage.

         Par ailleurs, une telle conception de l’interaction ne va pas sans un hors-point de vue. Un hors-point de vue vise en effet à ne pas prendre un point de vue unique ou partiel dans la structure — car cela fait symptôme — , mais à prendre en compte toute la structure afin de ne rien emphatiser d’aucun de ses constituants. Ici plusieurs raisons se superposent elles-mêmes en faveur d’un tel hors-point de vue (effet de condensation conceptuelle se prolongeant d’une métaphorisation interactive).

         1) D’abord la structure n’est pas un donné réel, mais un schéma, voire un choix de schématisme (Kant derechef) dont l’on se dote pour parler hors point de vue.

         2) Cette structure, dans le meilleur des choix, est fonctionnelle. Elle n’est pas constituée d’états ou d’éléments établis comme tels, ni même d’événements. Si on retient ceux-ci, ce n’est qu’en tant que transformés d’une fonction. Sous cet angle la psychanalyse défend une position anti-ontologique. (Lacan disait « anti-philosophie », mais le mot est peut-être malheureux.[7])

         3) Prendre la structure hors point de vue c’est la prendre dans tous ses attendus.

         4) Comme toute fonction, elle est  a) inaccessible, b) hypothétique et appelle à se modaliser en constituants qui sont c) ses transformés. De là s’entend le terme d’«attendu » du 3) ci-dessus.

         5) Prendre toute la structure comme d’un seul tenant ne peut se dire d’un seul coup, c’est donc un trajet dans la structure qui spécifie le hors-point de vue, selon un enchaînement de fonctions qui la constituent.

Un hors-point de vue est donc exactement ce qu’en dit H. Meschonnic : opérant avec une [des] « implication[s] réciproque[s] » (je dirais plutôt : réversives, au sens d’asphériques), « telle[s] que chacun des termes [retenus] modifie tous les autres et sont modifiés par eux » (p. 7]. Car une structure de langage ne peut être un ensemble plaqué, inamovible, mais uniquement quelque chose de constamment modulable.

         Ces prises en considération structurées des registres d’Henri Meschonnic (le langage, le poème, la politique, l’éthique) retrouvent les registres lacaniens, du moins tels que je les manie : respectivement le symbolique (unaire et/ou binaire), le plus-de-jouir (l’objet a, la plus-value) comme réel, l’éthique du sujet, selon un choix où l’imaginaire de ce qui s’en représente est essentiel.

 


J’entends surtout le symbolique fondamental (S1) comme signifiance, le symbolique proprement dit (S2) comme signifiant, le réel comme objectal et l’imaginaire (via l’image spéculaire i(a)) comme subjectif.

         Là encore deux remarques pour entendre la suite.

         1- Ce quadrangle différencie l’intension et ses transcriptions extensionnelles (réelle, imaginaire, symbolique) sur le mode de Frege, mais non sans référer à la logique de Port-Royal (Arnauld et Nicole : compréhension et extension). Au mieux j’entends ce lien intension-extension tel que saint Augustin le fait valoir dans ses Confessions (livre XI, en rapport au temps et à la voix), quinze siècles avant Heidegger qui ne fait pas mieux avec sa triple « porrection » (comme disent les traducteurs)[8].

 


         2- La transcription d’intension en extension, et retour, ou entre chaque extension et chaque autre, est « littorale », comme le dirait Lacan, à entendre à ma façon comme la connexion de deux domaines sans frontière matérialisée entre eux, sur le mode de la « barrière de contact » de Freud : deux domaines distinguables mais associables. Le littoral est ici d’autant présent qu’il s’agit éventuellement d’une même fonction considérée en elle-même ou sous chacune de ses transcriptions extensionnelles que, selon mes propres habitudes, je situerai comme politique, art et psychanalyse.

 

 

 

Je dis bien qu’il n’y a aucun barrage entre ces extensions du langage, ou plus proprement de la parole, mais des « interfaces » sans plus, d’autant que chacun (de l’art, de la politique, de la psychanalyse) se détermine du langage et l’organise variablement non sans les autres. C’est en cela que je dis la psychanalyse politique, comme l’art (ou les sciences), mais à sa façon, selon une éthique à spécifier. On voit bien la philia en dépendre pour les organiser comme politique, éthique et rhétorique.

 

 


Ce sont pour moi des champs de prise en compte des valeurs variablement cotées, des modèles établis selon leur différenciation et des rapports renouvelés.

  

            En face de ces liens littoraux, la taxinomie joue le jeu du discontinu au détriment de son lien au continu, un lien d’asphéricité, encore, entre le continu et le discret, le global et le local : distincts mais en continuité mœbienne (pour en rester à une différenciation duelle). Je souligne bien qu’ici encore, c’est affaire de schématisme et pas de vérité universelle et éternelle (même si cette double élation dans l’espace et le temps — qu’on connaît bien en psychiatrie avec le syndrome de Cotard — nécessite elle-même de participer du schéma structurel).

         L’abord discret des constituants du schéma qu’on fait valoir pour parler (pour parler des choses, c’est-à-dire du monde, de l’Autre — des contreparties, Gegenstanden, du sujet) permet de suivre un trajet hors point de vue qui tienne compte de l’ensemble des foncteurs schématiques de la structure retenue (pour ses dimensions, la définition de ses postes et des façons d’y prendre place, celle des concepts qui en spécifient le contenu, le rôle de l’ouverture dans le système, les passages, etc.).

         L’infini (voire le transfini pour Lacan), comme la béance, le tri-dimensionnel de l’espace ambiant, la variété des éléments en jeu, font partie de la structure, L’interaction entre ces termes constitue précisément la structure. Rien de mieux que la topologie pour la saisir hors point de vue quand le langage ne peut le faire tout d’une pièce, mais seulement phrase après phrase. Mais la topologie n’est qu’une langue particulière (comme Freud parlait de la langue, Sprache, des premières pulsions orales) pour faire état de rapports de voisinage qui ne sont de fait que rapports signifiants (un dit signifiant ne se définissant que de son voisinage avec un autre).

         H. Meschonnic prend le binaire réalisme/nominalisme pour jauger à son crible (si je puis dire — en liant un récipient  et une passoire) les orientations philosophiques et même –dirai-je — psychanalytiques d’organisation subjective du monde et d’action sur lui.. Le lien de l’éthique à la politique est ici incontournable pour faire front contre l’essentialisme dont Heidegger est le meilleur représentant. Et s’il l’est, c’est parce qu’il fait fi de la topologie comme choix de sous-ensembles dans un ensemble donné. Du coup celui-ci prend une allure « essentielle », quand il n’est descriptible que selon des trajets qui le parcourent (et pas toujours in extenso) en le définissant à partir d’eux, c’est-à-dire à partir d’un certain mode de consécution de ses constituants, considérés comme des extensions de la fonction qui le parcourt pour le décrire et comme mode de description. (Ainsi, en psychanalyse, d’un « descriptif » en termes liés de pulsion, ou de désir, ou de jouissance, ..., liés de leurs rapports signifiants.)

         Au-delà des « exemples » (c’est mon terme) que prend Meschonnic au long de son livre, son propos — s’il me le permet — mérite d’être refondé plus largement — par exemple à partir des Lumières : Zeev Sternhell, Les anti-Lumières, Fayard, ou plus récemment, à partir de Mai 68 : Georges Audier, La pensée anti-68, La découverte. Au fond le rapport à la politique de la dualité réalisme/ nominalisme n’est pas aussi neuf qu’Henri Meschonnic veut bien le présenter (p. 11), car les jeux de mots d’Aristote — ne serait-ce que lui — sur ηθσς ( éthique) et εθσς ( éthologie) indiquent bien déjà que le langage, dans son abord des choses ainsi segmentées — car pour moi la différence hors point de vue passe aussi par le langage lui-même, selon qu’on le conçoit comme réaliste ou nominaliste — est déjà dans une telle taxinomie des choix de schématisme.

         Bien sûr je ramène là Athènes, mais ce n’est pas contre Jérusalem. H. Meschonnic oppose (mais pour ma part j’en ferai une opposition littorale) au discours gréco-chrétien le discours biblique, car y opère un rythme et une signifiance qui en font un déterminant du sujet (et non plus de la masse ou du groupe) selon une orientation nominaliste plutôt que réaliste, rythme et signifiance s’opposant à essentialisme et massification. Dit autrement, la fonction, le fonctionnement s’oppose (asphériquement) aux éléments, aux états de choses, aux événements pris ponctuellement.

         Car à « celui qui est » (mais qui n’est que censé être) s’oppose « un étant en devenir ».

« Le réalisme logique présuppose une relation continue entre le mot et ce qu’il désigne. Le nominalisme doit son appellation à ceci qu’il considère les mots comme des noms mis sur les choses» (p. 13).

         En fait, j’en rajoute sur Meschonnic : le nominalisme est inductif. Il est modal et plus exactement déontique — parce qu’éthique. Mais, entre le continu et le discontinu, le lien est asphérique : l’un pas sans l’autre, et sans primauté de l’un sur l’autre.

«  Du point de vue réaliste, l’humanité existe, et les hommes sont des fragments de l’humanité. Du point de vue nominaliste, les individus existent, et l’humanité est l’ensemble des individus» (ibid.).

         Toute la question est de savoir..., non pas de savoir, mais de se positionner subjectivement selon tel ou tel schéma. Ou bien (et cela constitue les théories de Weismann, lesquelles, malgré l’intérêt que Freud leur trouve, ouvrent à l’eugénisme) les individus sont appendus (discrètement) à la continuité de l’espèce qui ne vaudrait qu’en elle-même, ou bien l’espèce n’est qu’une manière de regrouper les individus, une manière de dire. Weismann dressait le schéma réaliste, fondé sur la différence de lignées cellulaires soma/germen, qui spécifiait la persistance immortelle des cellules germinatiques quand l’individu somatique  naissait et mourait uniquement pour la perpétuation de celle-ci. Dès lors le sujet n’est qu’un rouage d’une machinerie, biologique ou sociale ou divine — et en définitive toujours sociale dans le choix d’exploitation des individus au profit du système. Je serai encore là partisan du ni— ni—, ne jouant ni de continuité, ni de discontinuité seules entre le sujet et le collectif. Voir Lacan là-dessus : « Le temps logique... ».

         Le meilleur exemple négatif (en dehors de Heidegger) des thèses d’Henri Meschonnic est le livre d’Otto Weininger, paru en 1903, Sexe et caractère[9], qui essentialise pour les décrier le Juif, la Femme (ici je mets des majuscules pour spécifier l’essentialisme, à d’autres occasions c’est pour d’autres raisons), alors que (à la façon de Lacan) ils n’existent pas (à ce niveau d’universalité essentielle).

         Au fond, Freud était nominaliste — sans le savoir — et de même Lacan — qui le déniait à tort. Ainsi de Freud — comme Montaigne, cité par Meschonnic (p. 14), qui rapportait chaque homme à « l’humaine condition »— qui considérait que tout neurone est représentatif de l’ensemble du névraxe.[10]

         Si le signe représente le langage « dans le tradition gréco-théologique chrétienne », comme dit Meschonnic (p. 15), à l’envers il faut noter que la signifiance est d’abord béante et que la prise en compte variable de cette béance en donne un usage rythmé. Ainsi n’y a –t-il de rythme que de la signifiance, et vice versa — ce qui permet par exemple de sortir de l’autisme.[11]

         Au fond, ce qu’Henri Meschonnic appelle « le continu », c’est ce que je pointe comme l’effet d’un choix entre polarités (un choix fondé d’échapper à l’indécision), un effet productif car tributaire de la tension dont parle Freud et productif parce qu’en décalage constant sur l’indécision de départ. À ce niveau, c’est bien la signifiance et non le signe qui est opératoire, l’intension fonctionnelle et non une quelconque de ses saisies extensionnelles. Et H Meschonnic est effectivement fondé à parler de « l’infini de sens » (p. 15). J’en ferai plutôt le transfini du signifiant dans le réel (à distance des trois dimensions spatiales de l’imaginaire), en allant contre les concepts étriqués de certains psychanalystes dont la crainte religieuse des espaces infinis les amène à parler de signifiants en nombre fini (il faut dire que le sujet est dans ce cas maîtrisable). Alors l’on conçoit que la seule échappatoire (cependant nécessaire) à cette restriction (si on s’y maintient) est l’infinitisation de l’essence, soit l’essentialisme qui fait des mots des maîtres mots capables de massifier les sujets au sein d’un discours de maître à peine renouvelé depuis que la philosophie déductivo-réaliste a gagné contre la sophistique.[12] (Slogan nazi : « Gemeinnutz geht vor Eigennutz »[13], « L’intérêt commun passe avant l’intérêt individuel ».)

         Meschonnic a bien raison de pointer ces « restricteurs » du discours comme des « décideurs plus que penseurs » (p.17). Car leur schéma de structure ne prend en compte ni l’indécision supposée au départ, ni la contingence du choix, ni la production qui en dépend, ni l’ouverture infinie du décalage qui en découle. Le discours réactionnaire reste de toujours un discours anti-productif, et lui-même improductif. C’est un discours de fermeture qui récuse la béance, sans laquelle pourtant rien n’est opératoire (sans solution de continuité nulle raison de parler ou qu’un signifiant se définisse). Avec Marx, ce ne sont, à juste titre, ni la circulation ni la consommation qui sont déterminants. Si le schéma est uniquement circulatoire, et même circulaire (la dialectique de la réciprocité — mauvaise traduction de la Wechselwirkung — y est insuffisante), aucune ouverture ne joue comme béance productive (à la façon du Père primordial chez Freud, opérant parce qu’incorporé en tant qu’absent, car tué : de là la métonymie intrinsèque à la réélaboration du langage dans ce qu’on appelle bêtement son « apprentissage » par l’enfant).

         Oui à une « pédagogie de la liberté » (p.18), mais en ce sens particulier que celle-ci s’expérimente dans la parole. C’est le fondement de l’expression libre de la psychanalyse, mais non sans surdéterminations — entre lesquelles le sujet fait ses choix, sans qu’il en connaisse à l’avance les conséquences : personne d’autre que lui ne supportera intimement les conséquences de ses choix. Ce n’est qu’un effet de supposition à l’œuvre, comme un signifiant ne se définit que de la supposition qu’il ait déjà produit cet autre dont il dépend proprement (toujours la Wechselwirkung).

         Pour moi, « la mondialisation de Heidegger », soit « la mondialisation de l’essentialisme » (p. 19) est la diffusion des thèses néolibérales : ouverture économique au capitalisme monopoliste, internationaliste et impérialiste, et fermeture étatique et sociale Deux mondes maintenant séparés, chacun dans sa sphère. Le néolibéralisme suit de fait le nazisme. Et la globalisation sphérique de l’économie politique ne laisse pas place à la particularité (locale) asphérique de l’économie subjective. Voilà ce qui rend la psychanalyse politique, de rendre toute sa place à l’économie subjective.

         Je termine en sautant au dernier chapitre — passant outre les divers chapitres où H. Meschonnic situe les têtes pensantes de l’essentialisme.

         Je lui avais demandé une précision sur la référence à Humboldt pour la Wechselwirkung. J’espère qu’il la retrouvera. Mais je ne suis pas gêné d’établir mon propos sur Kant (à condition de ne pas réduire le schématisme à l’imaginaire, comme le fait Heidegger).



[1]  M. Heidegger, Qu’appelle-t-on penser ? trad. fse P. U. F. Cette phrase chez Heidegger est la réponse décalée à la question du livre.

[2]  Cf. R. L., « L’efficace de l’extension », Actes de l’École de la Cause freudienne n° XV, 1998.

[3]  Cf. R. L., «  Note sur le carrefour de bandes », 2007.

[4]   R. L., « La philia d’Aristote se soutient-elle du non-rapport sexuel ? », colloque du Comité de liaison français de Convergencia, janvier 2008.

[5]  Ni le métalangage se distingue du langage, ni il s’y identifie.

[6]  E. Kant, Critique de la raison pure, I/ Théorie transcendantale des éléments, 2ème partie : Logique transcendantale, 1ère division : Analytique transcendantale, livre II : Doctrine transcendantale du jugement, chapitre II, troisième section, 3ème paragraphe, 3ème analogie.

[7]  J. Lacan, Autres écrits, Seuil, p. 314.

[8]  M. Heidegger, « Être et temps », trad. Jean Lauxerois et Claude Roëls in Questions IV, Gallimard.

[9] O. Weininger, Sexe et caractère, trad. fse L’âge d’homme, 1975. Sur les rapports de Freud et Weininger, cf. La bisexualité, Lysimaque.

[10]  S. Freud « Esquisse d’une psychologie scientifique », trad. fse in Naissance de la psychanalyse, P. U. F., p. 318.

[11]  Cf. R.L.,  « Le rythme dans l’autisme », séminaire du CMPP d’Ivry-sur-Seine, 2005-2006.

[12]  Lire Barbara Cassin, L’effet sophistique, Gallimard

[13]  Une telle théorie de l’individualité et de la communauté (c’est-à-dire une théorie de la Wechlselwirkung perversement orientée) prend le pas sur la logique subjective du ni — ni —, ni singularité seule, ni collectivité seule, mais l’une pas sans l’autre (localement distinguées et globalement identifiées). Se référer ici aussi au Temps logique de Lacan.



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